mardi 21 juillet 2009
L'idée D'une Robe
(si problème de lecture, clic sur "pop up")
"Pour moi, l'idée d'une robe est mentale.
Je la conçois, je l’achève en rêvant, enfin, à force de la chercher, j’arrive à l’avoir dans la main"
Madeleine Vionnet
Voilà les quelques photos de l'exposition "Madeleine Vionnet, puriste de la mode" que j'ai pu faire avant qu'un gardien bourru vienne me dire que c'était interdit. J'ai été bien frustrée tant la scénographie et ses jeux de lumières et de reflets étaient inspirante photographiquement. J'ai plusieurs fois pensé à la scène finale de la "Dame de Shangaï".
M'apprendra à oublier le compact, plus discret...
Concernant le travail de Madeleine Vionnet que dire à part... WOW!
Il y a bien sûr les robes somptueuses toutes de strass brodées, de mousseline colorée froufroutées, de broderies d'or ornées, par des broches étincelantes fermées... mais ma préférence va à la simplicité de ses premiers modèles, aux couleurs peu nombreuses mais vibrantes utilisée comme "en aplat", à la coupe basée sur le carré, le rond ainsi qu'à ses créations plus tardives aux couleurs sobres (noir, crème, poudre), aux drapés si improbables inspirés de l'Antiquité Grecque et qui tiennent avec un seul bouton.
Madeleine Vionnet ne s'est pas contentée d'être un immense couturier, c'était également un chef d'entreprise engagé:
"Madeleine Vionnet s'engage, dès 1920, contre la contrefaçon et crée en 1922 l'Association pour la défense des arts plastiques et appliqués. Elle photographie ses modèles, de face, de dos et de profil, et y appose une étiquette munie de son empreinte digitale. Un film, qui tourne en boucle dans l'exposition, la montre l'index taché d'encre avec un sourire espiègle. Sa maison de couture est menée comme une entreprise, dans un esprit social peu courant pour l'époque. Son "usine", six niveaux d'ateliers où travaillent 1 200 ouvrières, a été bâtie à l'arrière de l'hôtel particulier qui abrite les salons d'exposition et d'essayage. Elle dispose d'une cantine, d'un cabinet médical gratuit et d'une crèche" (source)
Un modèle à suivre, non?







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lundi 15 juin 2009
Things
J'ai eu plein de choses à faire en cette fin de semaine.
Oh, des choses aussi simples que faire les courses ou préparer un clafoutis cerises-abricot.
Ou des choses facilement reprogrammable à plus tard même si ce n'est pas très raisonnable comme le repassage.
Mais il y en avait une, de Chose, que je ne voulais manquer sous aucun prétexte (d'autant que j'avais déjà raté plusieurs occasions), c'était la possibilité de rencontrer la Grande Chose au vernissage de son expo.
Comment ? Vous ne connaissez pas la Grande Chose ?
Pour ma part, ça fait déjà un bon paquet de temps que je lis son blog. Ses petits strips me font rire à chaque coup, ce qu'elle décrit de sa vie quotidienne, c'est "tellement çà!".
J'ai vraiment beaucoup apprécié les œuvres de Stéphanie Mercier (puisque c'est son vrai nom) ainsi que celles de sa co-exposeuse Véronique Augry. Les dessins présentés à la Galerie Episodiques conservent ce regard
affuté sur la vie, les gens, la famille, les rapports humains. Avec une
dimension en plus, quelquechose que j'ai du mal à exprimer simplement. Aussi vous épargnerai-je ma prose maladroite et vous laisse en compagnie des images que j'ai capturées sur place.
PS:
J'ai profité de l'occaze pou ENFIN m'offrir "Tous les jours la Grande Chose-le livre" que Stéphanie a gentiment dédicacé dans un petit coin tranquille près des wawas et du cubi de rosé... hem...
Merci Stéphanie :o)
mardi 9 juin 2009
Dans La Cour
Une bien jolie cour pour commencer...
Cour Saint Pierre

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Parfois des petits cailloux semés pour le chemin indiquer...

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Des ambiances contrastées...
Terre de Sienne
*
Leo Kouper
(un bonhomme trop gentil, trop rigolo, trop talenteux, incroyable!)

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Sa majesté enfin trouvée et démasquée ...
Princess H
(vous constatez qu'elle est à la ville exactement la même qu'à la scène!)

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Pour finir, une visite au plus charmant des poulaillers!
Virginie Gervais-Maréchal



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lundi 1 décembre 2008
Une Planète, Une Chanson
Aujourd'hui, la journée a commencé avec une panne de réveil... c'est un bon début, non? ça promet pour la suite...
Du coup, pas de photo aujourd'hui mais je passe le relai d'une très belle idée que
je pique honteusement à Notre Princessitude Adulée qui a pris la peine de faire un dessin de circonstance pour relayer l'info.
M'enfin c'est pour çà qu'elle est Princesse et que je ne suis qu'une Trollette!
Encore le genre d'initiative qui nous rappelle que le Père Noël existe: la preuve!
(et sa VRAIE histoire! Huhu!)
PS:
Don P. vous remercie pour vos commentaires concernant son anniversaire -qui était également le mien puisque nous fêtions nos noces de bois (d'où les photos d'arbres...)- et vous invite à aller regarder cette vidéo et d'en prendre de la graine!
;o)
vendredi 7 novembre 2008
Nature's Revenge
"Nature's Revenge" est une série d'images créées par un artiste qui se nomme Ludo.
Les plantes et les fleurs collées sur les murs puis repeintes sont en fait composés d'images d'armes ou de composants électroniques ou, comme dans les photos ci-dessous, de crânes, et représentent "les mutations de la nature pour faire face aux agressions humaines".
Avant même d'avoir découvert tout ça, j'ai adoré cette intervention urbaine.
Décidément, si les murs ont des oreilles, ils ont également la parole.
Pour découvrir le travail de Ludo:
Le site
http://www.ldvrnht.com/
Une vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=IXCyfIUOI9M




mardi 28 octobre 2008
Drip Drop
Hier mes pas m'ont conduite une fois de plus du côté du Quai Branly.
Au musée, j'ai vu deux expos formidables:
L'esprit Mingei au Japon
Je retiens -outre les objets sublimes de simplicité- les extraits des carnets de Charlotte Perriand si touchants dans la spontanéité du trait de ses croquis et les effets d'ombre de l'éclairage sur certains objets...
magiques! (mais pas de photo, prise de vue interdite...)
Upside Down - les Arctiques
tout commence par une marche sur une banquise artificielle... ensuite... nous voilà lâchés dans le blanc d'une installation artistique contemporaine construite à partir d'objets inuits et illustrée par des sons de neige et de froid...
A cause de la banquise, on a même VRAIMENT froid dans la salle.
Pas de repère ni géographique, ni historique, aucun panneau explicatif. Juste la beauté de ces objets à découvrir selon sa propre sensibilité.
J'ai trouvé le concept épatant.
En sortant, je me suis promenée dans les jardins, comme il y a quelques mois (voir ici, ici et ici).
Les oiseaux sont bien cachés, les herbes n'ont plus de graines et les hydrangéas sont piquetés de taches de rouille.
Et j'ai encore oublié de monter à la terrasse... Va falloir que j'y retourne. 
vendredi 10 octobre 2008
Pont Rouge et Prévert...
"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts."
Isaac Newton
Les Jardins Albert Kahn abritent un Musée aussi extraordinaire qu'eux. La plus importante collection de plaques autochromes y est rassemblée. Le musée organise régulièrement des expositions thématiques (actuellement "Infiniment Indes") à partir de ce fonds. Après un voyage au Japon en 1908, Albert Kahn décide de financer des missions cinématographiques et photographiques aux quatre coins du monde pour constituer ce fonds de photographies couleurs et de films qu'il intitulera "Archives du Monde". IL était persuadé qu'une meilleure connaissance des peuples contribue à la paix.
Par sa démarche, Albert Kahn a réellement contribué à construire des ponts entre les hommes. Il y a consacré sa fortune jusqu'à ce que le mur de la crise de 29 le ruine et l'oblige à arrêter son mécennat.
Comme cette semaine a été -sans préméditation!- placée dans un boudoir rouge et vert, il m'a semblé normal d'accompagner ce pont rouge d'un peu de Prévert... (pour les paroles de la chanson, c'est par ici)
Edit de l'après-midi, youpi: non, je n'ai pas fauché une plaque autochrome au musée pour me venger de m'être faite enfermée dans les jardins! La photo est de moi et modestement traitée par moi dans un esprit autochromesque...
lundi 28 juillet 2008
RTT
Aujourd'hui, c'est RTT et on va fêter çà en allant voir çà

(clic sur l'image pour en savoir plus)
vendredi 2 mai 2008
Repos
De temps en temps, je bricole...
En l'occurence, il s'agissait de créer une carte sur le sujet suivant :"Je suis mort un 18 Avril".
Dans la liste, j'ai choisi deux artistes que j'apprécie énormément
Pierre Desproges et Dante Gabriele Rossetti.
***
Dimensions de la carte
fermée: 6,4x8,9 cm
ouverte: 12,8x8.9 cm
D'après un détail de "Venus Verticordia"
jeudi 13 mars 2008
Coquecigrue
Coquecigrue
"n.f. (de coq, ci [gogne] et grue). Litt. vx. Animal imaginaire et burelesque; chimère"
Chimère
"n.f. (lat. chimaera, chèvre).
1. La Chimère: monstre fabuleux, ayant la tête et le poitrail d'un lion, le ventre d'une chèvre et la queue d'un dragon.
2. Vaine imagination, illusion; projet irréalisable, utopie.
3. GENET. organisme composé de deux(ou, rarement, de plusieurs) variétés de cellules ayant des origines différentes.
4. Poisson marin vivant en eau profonde, peu commun (Long. 1m, ordre des holocéphales)
Holocéphale
"(-céphale, du gr. κεφαλή « tête »), subst. masc. plur. « Super-ordre de la classe des Chondrichtyens [s.v. chondr(o)-A]
comprenant des poissons vivant dans les profondeurs marines et
caractérisés par une extrémité céphalique de grandes dimensions » (d'apr. Encyclop. Sc. Techn. t. 6 1971, p. 652). Les nageoires ventrales (...) des Holocéphales acquièrent chez les mâles des dispositions spéciales; elles présentent un lobe interne, allongé (E. Perrier, Zool., t. 3, 1899-1925, p. 2443)"
Céphalique
...
Sculptures en porcelaine façonnées à la main par l'artiste danoise Louise Hindsgavl.
Ces porcelaines sont de loin les pièces que j'ai trouvées les plus intéressantes de l'exposition Masterwork. [Et non, ce n'est pas parce qu'il y a du cochon et du lapin dedans!]. L'humour grinçant et dérangeant dégagé par ces pièces m'ont vraiment interpelée au milieu des autres œuvres. J'y vois par exemple Cronos dévorant un de ses enfants de Goya mais aussi des évocations Lewis Carroll tant par les personnages de ses histoires que je retrouve dans les statuettes (le lapin blanc du pays des Merveilles, Humpty Dumpty de l'Autre Côté du Miroir, ...) que par l'ironie et le sarcasme du propos de l'artiste.
Ces chimères, lisses et brillantes et rappelant les petites décorations posées sur le manteau de la cheminée chez une vieille tante de province, me
disent des choses bien moins reluisantes sur l'humanité et les dérives de nos sociétés modernes.
NotaPub:
Cette note a été publiée en article sur OBIWI, magazine en ligne auquel je contribue modestement et grâce auquel j'ai pu assister à la table ronde et au vernissage Masterwork. Vous pouvez aller me noter et réagir là-bas aussi!






