Toujours du Safran dans le boudoir

Toujours l'univers poluédique d'une Trollette

jeudi 28 mai 2009

Mon Blogounnet

Nous voici repartis pour une journée de mistral. C'est pas encore cette année qu'on va bronzer à la plage. Alors on part en promenade sur la digue du Petit Rhône. Au moins nous sommes protégés du vent par les énormes figuiers et autres bouleaux qui poussent près de l'eau. Au Mas de la Vigne, nous avons pu descendre tout au bord. C'est un bine chouette endroit pour un pique-nique goûter. Les oiseaux piaillaient dans les roseaux et les jolies libellules bleues dansaient à ras des vaguelettes.

Pour la confiture de cerises dont je parlais hier, c'est mal parti: on les a déjà presque toutes mangées! Pire que des étourneaux.
A propos d'oiseaux, les petites hirondelles qui hier étaient cinq sont maintenant six! Elles ont du embarquer une copine durant leurs séances d'acrobaties aériennes. Elles sont de moins en moins farouches et les parents nous fichent la paix. Elles ont du comprendre que nous ne leur voulions aucun mal, bien au contraire. Hier pendant la sieste (et que Don P bavait endormi dans son transat) j'ai planqué avec l'appareil photo pour tenter de prendre les hirondelles en vol. Il doit bien y avoir une ou deux photos de valables.

Ce matin j'ai trouvé un petit verdier sur la terrasse. Un gros coup de vent avait du le faire échouer là. Il avait l'air un peu mal en point, semblant sonné et souffrant de la chaleur. Don P lui a donné de l'eau en faisant goutter un morceau de papier absorbant sur son bec tandis que je le tenais au creux de mes mains. ça a eu l'air de lui faire du bien. Nous avons cherché un nid ou au moins un parent verdier qui aurait pu être à sa recherche, mais nous n'avons rien vu... Don P est même allé cherché l'échelle pour voir si le nid n'était pas situé dans la petite cabane dans le pin. Il y a bien un nid mais de là à ce qu'il soit celui des verdiers... Pendant ce temps, je transportais Petit Verdier dans mes mains, à l'ombre des arbres, en le protégeant de ce satané vent et en le caressant doucement avec les doigts. Il fermait doucement les yeux et avait même l'air de se requinquer un brin. Il ne devait pas se sentir trop mal puisqu'il m'a copieusement fienté sur les doigts!
J'ai craint un moment qu'il s'était cassé une patte dans sa chute mais quand il s'est fermement installé sur mon pouce plié, j'ai su que rien n'était brisé et qu'il allait bien mieux.
Il s'est finalement envolé dans un laurier rose.
Bon vent Petit Verdier!

A tout bientôt.
Biz

PS: vérifications faites, c'était un pouillot, pas un verdier.

Posté par La Trollette à 12:58 - Les Odyssées du Boudoir - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

    'ti pouillot.

    max sauter, jeudi 28 mai 2009 à 14:54
  • Ô Magali (Robert Nyel)

    Entendi leï tambourinaïres, é mé leï fifres per dansa

    L'amour qué pourra pas se taïre, é né jamaï se repoua... Magali.

    Andiamo, jeudi 28 mai 2009 à 18:05
  • Mais que vois-je ?
    T'as un ordi portable, coquine ! ^^
    Chouettes, ces petites bafouilles de vacances.

    flam, jeudi 28 mai 2009 à 23:17
  • ben dis-donc, vous voilà transformés en oiseliers ou oiseleurs secouristes.

    je te donne un lien au cas où :

    http://pages.infinit.net/amivet/soins.htm#at

    bon on espère que le mistral ne sera plus gagnant !

    ramage, jeudi 28 mai 2009 à 23:40
  • On attend les photos avec une impatience marquee.

    Au boulot il y a un genre de pie ou de merle ( au chant, a l'habit, pas moyen de le coincer) qui a un probleme de territorialite. Il n'a pas compris que la corne de brume du Golden Gate n'etait pas un gros oiseau interesse par son petit bout de parc. Alors a chaque fois qu'elle sonne, et c'est la saison des brouillards, l'andouille repond de ses plus belles trilles. C'est a mourir de rire, mais le pauvre doit etre fatigue a force, parceque c'est sur, le pont ne va pas bouger de sitot!

    del4yo, vendredi 29 mai 2009 à 07:24

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